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 MUSéE COUPOLE FIGAS

 

 

Première visite : été 2002

FIGAS OU L’EXOBIOLOGIE AVANT LA SCIENCE

L’art de Figas est celui d’un visionnaire précurseur. Son inspiration, ce qui le motive dans ses éclairs exubérants de créativité est un mécanisme qui pourrait se définir ainsi : la perception obsessionnelle d’une réalité fondamentale propre à l’univers et que les cinq sens ne peuvent mettre en évidence, la dimension éclairée du rêve retrouvant et transcendant les vieilles aspirations de l’humanité que sont la recherche de nos origines et le désir de percer le mystère de la vie et de la mort. Ses peintures fantastiques futuristes se présentent comme un élan vers une sorte de compréhension absolue, celle de la nature exacte de la création à travers ses quatre piliers qui sont l’espace, le temps, la matière et l’énergie, thèmes omniprésents dans son œuvre.

Définir Figas en une seule expression ?... La clairvoyance hallucinée. En effet, ses tableaux transréels, ceux représentant une ville, un paysage, des monuments retranscrits par son imagination perceptive font naître un sentiment étrange, une fascination indicible. On y retrouve une vision crépusculaire de l’invisible. En effet, la réalité transposée sous des éclairages inhabituels, comme à travers un prisme d’outre terre, semble être aussi le résultat d’une observation de notre monde depuis une dimension étrangère à l’espace-temps ordinaire pour les yeux humains. En somme, c’est comme si l’artiste s’était placé sur une frontière pour réaliser son œuvre, à la limite entre le visible et l’imperceptible. Une question naît de la contemplation de ces peintures, pour celui qui se plait à laisser vagabonder son imagination. Et si des êtres invisibles scrutaient notre univers, n’auraient-ils pas une vision spécifique de notre environnement, différente de la perception humaine, avec des analogies et des singularités ?

Tel est l’art de Figas : une interrogation perpétuelle qu’il impose à l’observateur de ses œuvres, une sorte de contemplation-réflexion.

Qu’il s’agisse de physique fondamentale ou de visions extra-sensorielles, on ne peut qu’être confondu par la précision évocatrice de ces figurations exubérantes, flamboyantes même, tant l’énergie qui en émane reflète celle des premiers instants de l’univers, que les astrophysiciens désignent sous le terme de « Big Bang ».

Ces créatures extra-terrestres et métamorphiques, ces êtres aux traits saisissants à mi-chemin entre le vivant et l’artificiel participent au même phénomène. Pour tous ceux que la question de la vie outre-espace a toujours fasciné, le tableau Le vivier présente de manière frappante tous les aspects d’une véritable planche zoologique d’exobiologie, cette branche de la recherche scientifique qui étudie les possibilités d’existence d’autres formes de vie sur des mondes étrangers au notre tant par la distance que par les conditions physico-chimiques qui y règnent.

Comment décrire cette œuvre unique qui place l’esprit dans une sorte d’apesanteur où la stupéfaction se mêle au vertige ? Maelströms multidimensionnels où l’énergie lumineuse rayonne d’une aura subliminale ou projette un halo magnétique. Mystérieux embrasements thermonucléaires où se matérialisent les trajectoires folles des particules élémentaires. Etranges bouillonnements de matière organique évoquant les premières ébauches de la chimie du vivant au sein d’océans imaginaires et probables à la fois. Mirages d’apocalypses où le regard est magnétisé par la dynamique fulgurante d’un cosmos naissant.

Fantastiques superpositions de paysages urbains transfigurés par l’éclat fuligineux du pinceau, qui se fondent vers des horizons où seuls l’imagination infinie et l’émotion de l’irréel ont leur place.

Dimensions délirantes d’où émergent comme dans une vision onirique des superstructures aériennes et des architectures évanescentes dévorées par d’inouïs flux de lumières aveuglantes.

Etres fantomatiques et structurés à la fois, exubérants par leur polymorphie, leurs mutations indescriptibles et les pouvoirs spécifiques et inexplicables qui les animent.

En définitive, ce qui fait l’originalité et la puissance de l’œuvre de Figas, c’est sa façon de se placer au carrefour de la science et du spirituel, de l’intellectuel et de l’émotionnel, du physique et du métaphysique, du réel suggéré et de la fiction créatrice. Son futurisme fantastique est un véritable message pour tous ceux qui, animés par le frisson de l’inconnu, tournent leurs yeux vers le ciel nocturne et, en regardant scintiller les étoiles, aiment à se laisser envahir par le vertige de l’infini. Les peintures de cet artiste hors normes, qui a peu d’équivalents, nous livrent à une expérience aux implications profondes.

Ses représentations transréelles possèdent la faculté d’illustrer et d’examiner les questions les plus cosmiques. Un exemple parfait de la pertinence et de la clairvoyance de cet « astrophysicien biologiste » de l’art fantasmatique est la façon dont il suggère le futur lointain de l’humanité et de la terre par ses paysages fondus dans un magma de rayons solaires multichromes où l’on distingue encore les derniers vestiges de la civilisation technologique. Les visions de Figas sont exemplaires à cet égard. Elles constituent un merveilleux réceptacle de tous les aspects relationnels entre la pensée et les forces brutes de la nature d’où l’être humain est issu. Elles expriment dans un halo d’angoisse et d’émerveillement toute la condition de l’être conscient face au mystère absolu de l’existence et de la création.

Christian DELAYRE

 

 

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